Six corridas et une novillada. Tel est le programme de la Feria des Vendanges 2009 qui débutera le jeudi 17 septembre. Parmi les moments attendus de cette Feria: les adieux de Luis Francisco Espla à l'aficion de France, la célébration du 150ème anniversaire de la ganaderia Yonnet, la présence de tous les toreros de la jeune génération et le mano à mano Morante de la Puebla- Sébastien Castella.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 13:43

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 13:41

" Quien no ha visto a José Tomás no sabe lo que es una tarde de toros. "

"Es el que manda el toreo ahora mismo.." Fabio Castañeda, novillero sin picadores.
José Tomás, l'exemple d'une génération.
" Quien no ha visto a José Tomás no sabe lo que es una tarde de toros. "

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 09:04

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 11:38

L'émotion du toreo - Sébastien Castella (photo : 20.09.2008. Nîmes)

L'émotion du toreo - Sébastien Castella (photo : 20.09.2008. Nîmes)
"Parce qu'elle est émotion et parce qu'elle est torera, l'émotion torera est magique. Tout ce qui est art, jeu, fête, dans le toreo, appartient au monde magique de l'émotion. Le cercle magique des arènes l'inscrit dans l'ensemble de ses éléments. Les barrières de bois le dessinent sur le sable, la toiture le découpe dans le ciel. Et tout ce qui demeure à l'intérieur de ce rond, dans son espace déterminé, appartient au monde magique de l'émotion, horrible ou merveilleux, selon l'objet qui le motive. De telle sorte que le véritablement horrible ou merveilleux disparaît quand se rompt le cercle magique. Pour celui qui contemple le monde magique du toreo existent ces deux formes d'émotion : celle que nous construisons et celle qui nous est brusquement révélée. C'est ainsi qu'il arrive, dans le toreo comme dans la danse – surtout la danse sacrée et cette part de sacré qu'il y a dans le flamenco –, que l'émotion magique surpasse prodigieusement ou sublime leur réalité vivante. Dans le spectacle magique de la course, la présence de la mort est exclusivement liée au taureau tandis que les lumières de la raison irrationnelle, s'allumant et s'éteignant sur son habit, masquent d'immortalité le torero. Dès qu'un torero nous exprime volontairement ou involontairement sa vaillance ou sa peur, l'émotion magique de son art s'évanouit. Car l'émotion du toreo relève exclusivement de l'art. Le spectateur qui s'émeut d'autre chose le détruit, en lui substituant une sorte de pornographie mortelle qui le transforme lui-même en masochiste suicidaire et en assassin sadique: tendances évidemment imaginaires, ignorées de lui, qui ne sent que plaisir et douleur frustrés, comme dans un inconscient fantasme d'onanisme." - José Bergamín

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 15:26

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 15:48

Arte - Sébastien Castella

"L'art du torero consiste à canaliser la violence de la charge animale dans des mouvements ordonnés. Les gracieuses figures des toreros ressemblent à celle d'un ballet ayant pour musique de fond un paso doble..."
Arte - Sébastien Castella

# Posté le dimanche 28 juin 2009 11:00

Lanero, toro gracié de la ganaderia Garcigrande.

"Si l'ennui reste le pire des maux lorsque les faenas se succèdent dans des tons invariablement pastel, l'aprés-midi vécu par les aficionados ayant envahi les arènes vendrei 29 mai 2009, n'à, en revanche et à aucun moment, laissé une seconde de répit. Ni au public ni aux toreros. Des corridas comme celle connue pendant plus de deux heures et demie vendredi laisse en effet la foule des spectateurs transportée et fait taire les réserves, tant la charge que cette journée a dégagée balaie tout sur son passage.
De A à Z, du premier capotazo à la dernière estocade, avec la bravoure exprimée par les toros de Garcigrande, leur générosité souvent pernante et prolongée sous la pique, leur caste et leur piquant, leur tempérament parfois compliqué et arfois irrésistiblement loyal, les lidias ont fait vibrer sans cesse, laissant les gradins suspendus à tout ce qui se déroulait en piste.
Inclassable, Javier Conde l'a toujours été, et après la faena administrée à son premier adversaire, qui aurait parié que l'Andalou soit en mesure de faire un coup d'éclat et de sortir triomphalement ? Mais Lanero est sorti. Conde a brindé ce toro à José Tomas, et a vite compris qu'il était exceptionnel de carburant et que son moteur était inusable. La suite le confirma, et après de longues phrases de canto et d'expressivité, Lanero est reparti vivant...
Mais ce vendredi ne restera pas seulement comme celui de l'indulto du pensionnaire de Garcigrande. Il sera celui d'un José Tomas d'une majesté folle dans ses passes genou ployé, d'une profondeur insondable dans ses naturelles, ses enchaînements et ses pechos, d'une sincérité inouie dans ses manoletinas finales. Devant deux adversaires pouvant laisser la plupart (tous ?) de ses confrères "à la rue", Tomas, malgré les problèmes épineux posés(son dernier opposant ne voulant jamais être fixé, aurait dérouté des légins de toreros majeurs), a fait montre d'une science supérieure. Et Matias Tejela d'un sérieux et d'un engagement qui en disen long sus ses moyens actuels. Amples et charnues, intenses et rythmées, chacune de ses faenas a été une démonstatrion de vérité et de maestria." R.M.
Lanero, toro gracié de la ganaderia Garcigrande.

# Posté le lundi 08 juin 2009 12:42